En ces temps d’incertitudes, les ministres de la république se plaisent à se prendre en selfie. La «peopolisation» de la vie politique est un phénomène qui commence à avoir des adeptes parmi les responsables algériens. Amar Ghoul et Houda Imen Feraoun en sont les précurseurs.      

Il est vrai que le selfie est devenu une pratique courante partout dans le monde. Le phénomène s’est tellement propagé que les responsables politiques se plaisent à se prendre en selfie dans des situations improbables. La ministre des TIC et de la Poste, Houda Imen Feraoun, s’est prêtée à ce jeu en se prenant en selfie avec sa coiffeuse attitrée, dans un salon vide et totalement réservé à sa personne. «Inacceptable», clament certains internautes qui pensent qu’«un ministre doit agir en parfaite conscience de la condition sociale qui caractérise sa société, celle de l’Algérie ne permet pas de tels écarts».

Avant elle, on a pu voir les photos d’Amar Ghoul qui s’est fait prendre en photo dans sa luxueuse ferme de Aïn Defla. Un ministre qui a encore une fois prouvé la déconnexion et la rupture des canaux reliant les responsables au peuple qu’ils sont censés servir.

Ces personnalités politiques tentent d’imiter les plans de communicatios de leurs homologues dans les pays développés, mais le résultat semble être à l’inverse de l’effet recherché. Il faut croire que ces nouveaux adeptes du selfie n’ont pas le sens du timing et surtout, celui des priorités. Imane Houda Feraoun est appelée aujourd’hui à moderniser une institution archaïque et cet effet de cool-attitude n’arrangera rien la situation d’Algérie Telecom et d’Algérie Poste.

M. M.