Étrange sortie médiatique de la part de la ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme. Madame Mounia Meslem a reconnu que le gouvernement algérien « n’a pas, encore, réussi à définir qui est le pauvre et qui ne l’est pas ». 

La ministre avoue également que son département ne dispose pas « des vrais chiffres ». Et pourtant, la même ministre indique que le seul chiffre disponible est celui du ministère de l’Intérieur, à savoir près de deux millions de démunis en Algérie. « Au niveau de notre ministère, nous recensons plus de 800 mille familles démunies qui touchent des subventions », explique-t-elle en faisant savoir que notre pays ne dispose « d’aucun système de ciblage » pour définir le profil de la personne pauvre en Algérie.

Mounia Meslem nous apprend aussi sur les ondes de la radio Chaîne 3 que le gouvernement a mis en place une commission gouvernementale menée par le ministère des finances pour identifier tous les démunis en Algérie. Il faudra donc attendre les conclusions des experts de cette commission pour aboutir à une véritable définition de la « pauvreté » en Algérie. Il est signaler, tout de même, que le seuil de la pauvreté est clairement défini par de nombreuses institutions internationales. A titre d’exemple, la Banque mondiale, qui étudie surtout les pays en développement, retient des seuils de pauvreté absolus identiques (1,25 dollar/jour, 2 dollars/jour, etc.), et tient compte dans ses mesures des parités de pouvoir d’achat

Originally posted 2016-06-09 13:46:04.

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