Le trafic d’influence qui touche tous les secteurs de la vie nationale n’épargne même pas les Affaires religieuses. Un réseau de trafic des passeports de Hadj vient ainsi d’être démantelé dans la wilaya de Chlef.

La Ligue algérienne pour la défense des Droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé de tels comportements et a précisé que 6 personnes font l’objet d’une enquête. Parmi ces personnes soupçonnées figure le fils de l’ancien ministre des Affaires religieuses, Abouabdellah Ghelamallah. Ce dernier serait impliqué, au même titre d’ailleurs que le responsable du service Hadj à la daïra de Chlef, le secrétaire général de la Daïra d’Ain-Mérane et celui de la daïra de Boukadir, dans un réseau de trafic de passeports de Hadj. Le réseau s’étend sur plusieurs wilayas, dont la capitale.  La LADDH dénonce « la faiblesse de la loi » qui « ne protège pas » ceux qui « dénoncent les affaires de corruption ».

Cela fait des années que le passeport de Hadj fait objet de tous les trafics. Cela est dû essentiellement au nombre très limité pèlerins (28 000) attribués à l’Algérie par l’Arabie Saoudite. En principe, cela donne lieu à des tirages au sort qui sont organisés dans les communes. Mais des dizaines de pèlerins ne passent pas par ce procédé et recourent – le comble pour une personne pieuse – à des procédés illégaux afin de s’offrir un voyage sur les lieux Saints de l’Islam. Mais le procédé est à ce point tabou que personne n’en parle.

Il faut préciser que le quota de pèlerins est attribué à raison d’un dixième de la population par pays. L’Algérie devrait, en principe, avoir 36 000 hadjis. Mais à cause des travaux qui sont actuellement en cours à la Mecque, les quotas ont été réduits.

Essaïd Wakli

Originally posted 2014-09-05 15:40:23.