prototype de rein artificiel

Des chercheurs de l’université de Californie aux États-Unis ont pu développer le tout premier prototype de rein artificiel autonome. Le dispositif ne nécessite pas une alimentation électrique ou un traitement médical complémentaire.

Bien qu’il ne s’agisse d’une première étape dans le long processus de production, la réalisation de ce présente une lueur d’espoir pour les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Dans une vidéo publiée sur le compte YouTube de UCSF School of Pharmacy, la prestigieuse école de pharmacie de l’université de Californie, les scientifiques ont expliqué qu’outre son activité de filtre des toxines et des déchets sanguins, cet organe bioartificiel régule la pression sanguine, les concentrations d’électrolytes entre autres fluides corporels.

Concrètement, le rein artificiel est composé de deux parties : l’hémofiltre et le bioréacteur. La première est constituée de membranes semi-conductrices en silicium qui éliminent les déchets du sang et protègent contre les attaques du système immunitaire du patient.

Le bioréacteur contient des cellules tubulaires rénales modifiées qui régulent le volume d’eau, l’équilibre électrolytique et d’autres fonctions métaboliques.

Le dispositif est relié à deux artères principales du patient — une qui transporte le sang à filtrer et l’autre qui le réinjecte dans le corps — ainsi qu’à la vessie, où les déchets sont déposés sous forme d’urine.

La durée de vie et le fonctionnement du dispositif vont être testés sur le long terme avant de pouvoir imaginer sa commercialisation.