«Mon mari était d’une brutalité sans égal. Quand je refusais d’avoir des rapports sexuels avec lui en raison de ma fatigue, il me violait. J’avais l’impression d’être une bête. Son comportement odieux ne faisait qu’empirer de jour en jour. Je subissais un calvaire en vivant une violence qui portait atteinte à ma dignité ». Voici un extrait du témoignage poignant d’une victime de violences conjugales en Algérie. Une victime qui a décidé de prendre son courage à deux mains et de faire face à une caméra pour parler et ne plus se cacher.

 

La violence faite aux femmes est un véritable fléau. Selon les derniers chiffres de l’ONU, une femme sur trois a déjà été victime de violences conjugales dans le monde. En Algérie, les chiffres révélés ne sont que la partie visible de l’iceberg puisque plusieurs victimes, par peur de représailles, choisissent de garder le silence et de subir l’abominable violence.

Une vidéo publiée sur Youtube, hier mardi, montre une jeune femme algérienne victime de violence, qui témoigne, à visage couvert, face à une caméra. Le témoignage bouleversant de cette femme révèle que la violence ne concerne pas que les autres et que, sous leurs sourires de façade, certaines femmes cachent une douloureuse souffrance.  « Quand une femme se marie, c’est pour vivre heureuse et fonder un foyer. Pour moi, mon rêve a débouché sur une illusion puisque je ne me suis pas retrouvée dans une maison, mais dans une jungle. Mon mari était d’une brutalité sans égal», raconte cette jeune femme.

En plus de la violence que cette malheureuse victime subissait de la part de la famille de son mari, elle était contrainte d’affronter le déchaînement de sa colère contre elle pour des raisons souvent futiles. «J’avais l’impression d’être une bête. Les coups, les insultes, la brutalité, faisaient partie de mon quotidien. Quand je n’étais pas disponible pour le satisfaire sexuellement, il me violait comme une bête», témoigne-t-elle en pleurs.

Cette femme, qui a décidé de sortir travailler pour subvenir à ses besoins étant donner que son mari refusait d’assumer ses responsabilités, a dû subir ses accusations et ses insinuations d’infidélité. «Chaque incident était une occasion pour lui de me maltraiter. Il s’acharnait contre moi avec une telle violence», avoue-t-elle avec amertume. Le seul souhait de cette femme battue est que ce phénomène disparaisse, que les citoyens apprennent à agir sans violence et que les femmes se révoltent contre bourreaux et ne subissent plus cette injustice en silence.

Nourhane. S.

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