19 Mars/ Les nostalgiques de l’Algérie française se déchaînent

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Pour une fois qu’un président français décide de commémorer l’anniversaire de cessez-le-feu qui marque la fin de la guerre d’indépendance, c’est la levée de boucliers dans les milieux de droite et des nostalgiques de l’Algérie française.

Et le premier à exprimer publiquement son indignation face à la volonté de François Hollande de célébrer la date du 19 mars est l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy. «C’est un peu curieux de la part de François Hollande d’avoir pris cette date. Ça fait plus de 50 ans que la guerre Algérie est terminée, les cicatrices sont à peine fermées que François Hollande les rouvre», écrit dans une tribune l’ancien chef de l’Etat. «Choisir la date du 19 mars, que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c’est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c’est considérer qu’il y a désormais un bon et un mauvais côté de l’Histoire et que la France était du mauvais côté», ajoute Nicolas Sarkozy.

De son coté, le Front national de Marine Le Pen accuse l’exécutif de «violer la mémoire des anciens combattants, harkis et rapatriés morts pour la France lors du conflit algérien». «Honorer cette date c’est aussi mépriser les centaines de milliers de nos compatriotes harkis et rapatriés qui ont vécu et qui vivent avec ces souvenirs tragiques. “On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars” avait pourtant averti son prédécesseur socialiste François Mitterrand», rappelle Marine Le Pen.

Cette réaction démontre une nouvelle fois que les lobbies pro-harkis et les nostalgiques de l’Algérie française ne veulent rien lâcher. Plus de 50 ans après l’indépendance, les harkis et leurs amis n’admettent toujours pas que l’Algérie et la France soient deux pays souverains et séparés selon le droit international.

Essaïd Wakli