Algérie : Les start-up en pleine croissance grâce à de nouvelles mesures gouvernementales.

0
Algérie Les start-up en pleine croissance grâce à de nouvelles mesures gouvernementales.

Algérie: Le gouvernement algérien a annoncé une série de mesures pour stimuler l’écosystème des start-up dans le pays. Avec un nombre croissant de jeunes Algériens qui aspirent à lancer leur propre entreprise, le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises a mis en place plusieurs initiatives pour aider les entrepreneurs à réaliser leur rêve.

Le ministre Yacine El Mahdi Oualid a déclaré lors de la dernière rencontre gouvernement-walis que l’Algérie compte désormais 5 000 start-up, dont plus de 1 100 ont reçu les labels « Start-up » ou « Projet innovant ». Ces chiffres témoignent de la croissance exponentielle du secteur des start-up en Algérie, et sont également le résultat d’une augmentation significative du nombre d’incubateurs actifs dans le pays, passant de 14 à 60 en seulement trois ans.

Pour soutenir la croissance des start-up en Algérie, le gouvernement a créé l’Algeria Start-Up Fund (ASF) en octobre 2020. Ce fonds d’investissement a été financé par six banques publiques pour un capital de 1,2 milliard de dinars (8,5 millions d’euros). Le fonds vise à aider les porteurs de projets innovants à créer leurs entreprises sans avoir à recourir aux méthodes de financement traditionnelles.

L’ASF a déjà commencé à financer des start-up en Algérie, et les résultats sont prometteurs. Les start-up qui ont bénéficié de l’aide du fonds ont vu leur chiffre d’affaires augmenter considérablement, leur permettant de développer leur activité et d’élargir leur portefeuille de clients.

Pour accompagner ces jeunes entrepreneurs, l’Algérie a également mis en place un réseau d’incubateurs et d’accélérateurs de start-up à travers tout le pays. Ces structures offrent un large éventail de services pour aider les entrepreneurs à développer leur entreprise, tels que des formations, des conseils en gestion, des financements, ainsi que des espaces de coworking.

Le gouvernement algérien a clairement fait de la promotion des start-up une priorité pour le développement économique du pays. Avec l’essor des start-up en Algérie, les jeunes entrepreneurs ont désormais une chance de réaliser leur rêve de créer leur propre entreprise et de contribuer à la croissance économique du pays.

Classement des start-up : L’Algérie pointe à la 61ème place mondiale.

Le nombre de start-up en Algérie est en augmentation constante, mais reste encore modeste comparé aux autres pays du monde. En effet, selon le classement de la plateforme Startup Ranking, les États-Unis et l’Inde occupent respectivement la première et la deuxième place avec 76 294 et 16 249 entreprises, tandis que l’Algérie se classe seulement 61ème avec 132 start-up répertoriées.

Parmi ces entreprises, la première entreprise algérienne à apparaître sur la liste est Yassir, classée à la 2 040ème place dans le monde. Cette entreprise de transport a été fondée par Noureddine Tayebi et Mehdi Yettou. Elle est suivie de près par Siamois QCM, une plateforme d’apprentissage en ligne qui aide plus de 17 000 étudiants à se préparer aux examens et concours de médecine.

D’autres start-up algériennes ont également réussi à se faire une place dans le classement, telles que Global Opportunities, Batolis, Herd Academy, Zawwali, Skoir, Mdinajdida, Dzostad.com et Academiatouna.

Bien que le nombre de start-up en Algérie soit encore relativement faible, ces entreprises ont un potentiel de croissance important et peuvent jouer un rôle clé dans le développement économique du pays. Les autorités algériennes ont d’ailleurs mis en place plusieurs mesures pour soutenir le développement des start-up, telles que la création de l’Algeria Start-Up Fund et l’augmentation du nombre d’incubateurs actifs dans le pays.

Il reste donc à espérer que les prochaines années verront l’émergence de nouvelles start-up algériennes innovantes et ambitieuses, qui pourront contribuer à la croissance économique du pays et se faire une place dans le classement mondial des start-up.

Mesures gouvernementales favorisent l’essor de l’entrepreneuriat en Algérie

Selon Meriem Benslama, directrice du Centre algérien d’entrepreneuriat social (ACSE), la création d’un ministère dédié aux start-up et à l’économie de la connaissance a eu un impact significatif sur l’entrepreneuriat en Algérie. Les différentes mesures prises par les autorités, telles que la création de labels tels que Start-up, Incubateur et Projet innovant, ont également contribué à soutenir le développement des entreprises.

L’ACSE est un incubateur créé en 2016 qui se concentre sur l’accompagnement d’entrepreneurs ayant un impact social ou environnemental. Chaque année, l’incubateur aide une quarantaine d’entrepreneurs à créer des entreprises viables économiquement et durables. L’ACSE va également à la rencontre de centaines d’étudiants dans différentes wilayas pour les sensibiliser aux concepts d’entrepreneuriat à impact de développement durable et les aider à trouver des solutions aux problématiques sociétales ou environnementales.

Le statut d’autoentrepreneur est également considéré comme un outil précieux pour encourager l’entrepreneuriat en Algérie, car il facilite la création d’entreprise avec une fiscalité simple et souple.

Grâce à ces différentes initiatives, l’entrepreneuriat en Algérie est en plein essor, avec un nombre croissant d’entreprises créées chaque année. Les communautés cibles sont également de plus en plus prises en compte, avec un accent sur les entreprises à impact social ou environnemental.

Meriem Benslama est optimiste quant à l’avenir de l’entrepreneuriat en Algérie et est convaincue que les mesures prises par les autorités permettront de stimuler davantage l’économie du pays grâce à l’innovation et à la création d’entreprises viables et durables.

Article précédentMétéo : Des neiges prévues sur les reliefs du Centre-Est et de l’Est
Article suivantOffre exceptionnelle d’Algérie télécom : le modem fibre et le raccordement gratuits