Le gouvernement français a décidé d’ouvrir une partie des archives de la guerre d’indépendance (1954 – 1962) 15 ans avant la date prévue. Des experts français ont toutefois souligné qu’ « il ne faut pas s’attendre à des scoops ».  

La ministre française de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé hier vendredi, l’ouverture des archives sur « les enquêtes judiciaires » de la guerre de libération. « J’ouvre avec 15 ans d’avance les archives sur les enquêtes judiciaires de gendarmerie et de police qui ont rapport avec la guerre d’Algérie », a-t-elle annoncé.

Si la démarche se veut être un geste fort en termes de symbolique, le contenu des archive en lui-même ne risque pas de laisser voir le jour à quelques révélations fracassantes. Selon l’historien et universitaire français Emmanuel Blanchard, « c’est une très bonne nouvelle du point de vue de la recherche historique, mais il ne faut pas s’attendre à des scoops ! »

Ainsi, le geste consenti par la France à travers cette ouverture à une partie minoritaire de ses archives devrait surtout permettre un accès plus aisé et plus large à des documents déjà connus.

Il s’agit là des archives sur les enquêtes judiciaires de gendarmerie et de police française. Des dossiers impliquant la justice, la police ou la gendarmerie française qui bénéficie du secret pour une durée de 75 ans, au nom du Code du patrimoine français.