L’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne a beaucoup plus profité aux pays de cette dernière. C’est ce qu’indique en substance le ministre du Commerce, Amara Benyounes, dans un entretien paru sur les colonnes du magazine «The Parliament Magazine», une revue du Parlement européen.

Signé en 2001, l’accord «n’a pas eu l’effet escompté, celui de promouvoir les exportations hors hydrocarbures et d’attirer les investissements directs étrangers (IDE), qui constituent pour l’Algérie deux objectifs motivant la conclusion de tout accord de libre-échange». Expliquant la position algérienne, le Ministre reconnaît que les Européens ont «consolidé» leur part de marché en ce qui est des importations algériennes, depuis l’entrée en vigueur de cet accord, alors que les IDE (Investissements directs étrangers) restent très faibles.

Amara Benyounes préconise, à cet effet, une «analyse approfondie» est nécessaire afin de faire évoluer les choses. En d’autres termes, la situation actuelle ne sied plus aux responsables algériens du secteur. Tout en reconnaissant qu’il y a des facteurs internes qui font que les exportations algériennes restent faibles, notamment dans les secteurs hors hydrocarbures, le Ministre évoque des facteurs externes comme les réglementations des pays européens en matière d’importation, qui font qu’il est difficile pour un exportateur algérien d’accéder au marché européen. Ce qui veut dire que ce que veulent les Européens pour leurs exportateurs (facilitations des procédures et levée des barrières douanières), ils ne l’appliquent pas aux autres.

Elyas Nour

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