Culture : « Yma’Ates », ou l’éblouissant spectacle de chants et danses traditionnels

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Le Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), d’Alger  accueilli un spectacle baptisé Yma’Ates, littéralement (gestes). L’œuvre de chants et de danses chorégraphiques célèbre le riche patrimoine ancestral et culturel algérien.

Présenté mardi soir à Alger, le spectacle a été conçu et mis en scène par la chorégraphe Faiza Maameri. Selon elle, ce spectacle reflète la  « Nouvelle dimension de ballet folklorique consistant en la mise en valeur du riche patrimoine ancestral à travers la grâce du mouvement et la beauté du geste, montés dans une vision contemporaine ».

Neuf jeunes ballerines et quatre danseurs, issus de la Compagnie « Profil », ont présenté un programme en trois actes, soutenus par un orchestre de musique andalouse de cinq instrumentistes, dont la jeune chanteuse, jouant au « Oud », Hanifa Sirine Zerata.

Le spectacle est annoncé par un éclairage vif sur l’ensemble de la scène, où une belle « Qaâda » algéroise féminine célèbre le rituel de la mariée lors de la cérémonie du henné.

Dans une ambiance festive, des danses algéroises sont alors enchaînées par la dizaine de jeunes femmes dans des accoutrements de haute couture traditionnelle, sur des œuvres enregistrées du grand, Nasreddine Chaouli.

Quatre danseurs en burnous ont ensuite rejoint le groupe de femmes qui ont mis en valeur le « Haïk et Laâdjar » », dans un bel hommage très applaudi par l’assistance.

Des chansons andalouses, rendues par la voix pure de la jeune, Hanifa Sirine Zerata ont marqué la fin du premier volet de ces célébrations.

Sur des enregistrements de chansons « Naïlies », la tradition culturelle algérienne si riche et variée, a encore été célébrée, avec notamment le groupe de danseuses dans d’autres tenues représentant le genre.

Les cadences ternaires du genre Naili ont relevé davantage le spectacle en intensité donnant plus d’entrain à l’ambiance, au plaisir d’un public ravi de revisiter « autrement » ces quelques volets du patrimoine culturel et la tradition ancestrale.

L’intervention de l’Orchestre andalou pour d’autres interprétations encore marquant la fin du deuxième tableau, une belle mélodie conçue dans le mode pentatonique, soutenue par un rythme dans le genre Tindi, a été diffusée pour annoncer une belle fusion de danses, andalou-tindi.

L’entrée en scène de deux danseurs de Tamanrasset, exécutant le « rite des guerriers », après une belle fusion avec les danseurs du genre algérois, a donné encore plus de profondeur au spectacle, permettant aux spectateurs de voyager à travers la diversité des cultures proposées.

A l’issue du spectacle, les artistes ont été longuement applaudis, par un public qui aura – bien que relativement nombreux- savouré tous les instants du spectacle « Yma’Ates » dans la délectation.

Auteure, chorégraphe et directrice de l’Académie des Arts de la Scène de la Compagnie Profil, créée en 2006, Faiza Maameri est également membre du Conseil international de danse de l’Unesco.

L’ académie Profil a été admise au Conseil International de Danse de l’UNESCO et participe depuis, à plusieurs concours et festivals internationaux.

Comptant à son actif plusieurs créations chorégraphiques, dont, « Genèse », « D’entre les murs » et « Hijra », l’artiste a engrangé de nombreuses distinctions et prix honorifiques aussi bien à Alger qu’à l’étranger, à l’instar du 1er prix « Novi Cives » décerné par l’université de Bologne (Italie).

Produit en collaboration avec le TNA, « Yma’Ates » a été programmé dans le cadre du programme commémorant le 68e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

AF/ APS

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