La commémoration du double anniversaire du printemps berbère d’avril 1980 et du printemps noir de 2001 a été marquée, ce mardi, par manifestation monstre en Kabylie. Les manifestants qui se comptaient en dizaines de milliers ont dit non à l’impunité.

À Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa, des dizaines de milliers de personnes ont battu le pavé pour dire non à l’« oubli », mais surtout à l’ « impunité » suite à l’assassinat de 126 jeunes manifestants en lors des événements de 2001.

La commémoration de ces évènements tragiques est devenue une tradition en Kabylie depuis des décennies. La manifestation de cette année a, cependant, été marquée par les slogans du Hirak qui ont retenti dans le ciel de la Kabylie.

Les marcheurs ont scandé pour une Algérie libre et démocratique.la commémoration de cette année se confond donc avec le mouvement populaire est ses objectifs.

Rappelons que ces deux dates renvoient vers des instants tragiques dans l’histoire du pays. Le  20 avril 1980, des événements ont éclaté suite à l’interdiction d’une conférence de l’écrivain et anthropologue, Mouloud Mammeri, sur les poèmes kabyles anciens. Ce fuit la goute qui a fait déborder le vase. Un mouvement de protestation y est né et celui-ci avait été très fortement.

Un autre épisode tragique a eu lieu 21 ans plus tard. À la veille du 21e anniversaire du printemps berbère. Un jeune lycéen de 19 ans, Garmah Massinissa, avait été assassiné dans les locaux de la gendarmerie à Beni Douala, dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Cet assassinat avait provoqué un mouvement de colère sans précédent. Les services de sécurité étaient intervenus en usant de balles réelles.126 personnes ont été tuées.