Interrogé par les députés de l’assemblée à propos de l’explosion des prix des produits alimentaires sur les marchés ces derniers jours et la chute vertigineuse du pouvoir d’achat des Algériens, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane, a tenté d’y répondre en invoquant les répercussions de pandémie de covid-19.

M. Benabderrahmane a expliqué aux députés durant une séance de travail à l’APN hier jeudi que la hausse des prix de certains produits sur le marché algérien est due à une augmentation des prix sur les marchés mondiaux, provoqué par la crise sanitaire.

Le Premier ministre a également évoqué les coûts élevés du transport international et le changement des conditions de production qui, selon lui, ont provoqué une explosion des prix des légumes, des fruits et des viandes, en particulier les viandes blanches.

D’un autre côté, M. Benabderrahmane a également incriminé les spéculateurs qu’il n’a pas hésité à qualifier « de personnes ayant vendu leur conscience ».

S’agissant du pouvoir d’achat, il a affirmé que « l’État veillera à l’approvisionnement régulier des marchés en fruit, légumes et viandes pour freiner la hausse des prix ». Il a également annoncé une « intensification des mesures de contrôle pour lutter contre la spéculation et le monopole ».