La décision prise par Alger de mettre fin au contrat du Gazoduc Maghreb Europe (GME) qui alimentait l’Espagne via le Maroc n’est, vraisemblablement pas, du goût du parlement européen. Celui-ci a appelé les autorités algériennes à « reconsidérer cette décision ».

Le président de la Délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb (DMAG) Andrea Cozzolino, n’a pas manqué de souligner que « l’utilisation de l’approvisionnement en gaz comme moyen de pression ne saurait constituer une solution appropriée ».

Ce dernier a donc appelé Alger à « reconsidérer cette décision et à reprendre la voie du dialogue », estimant que cette dernière a des conséquences directes non seulement sur le Maroc, mais également sur l’Union européenne

Il a, dans ce sens, appelé le Service européen d’action extérieure et la Commission européenne à engager une initiative diplomatique afin d’encourager les autorités algériennes à revoir leur copie.

Pourtant, les autorités algériennes n’ont cessé de rassurer leurs partenaires européens en martelant que l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe d’une capacité d’environ 10 milliards de mètres cubes (m3) par an n’aura aucune incidence sur les volumes destinés à l’Espagne.

La partie algérienne a garanti que l’augmentation des capacités de production du Medgaz reliant BéniSaf (Ain Témouchent) à Almeria en Espagne, à hauteur de 10,5 milliards m3 par an avant la fin de l’année répondra emplumant à la demande espagnole.