Auteur de plusieurs dérapages jugés « racistes », notamment contre la région de Kabylie et la langue amazigh, le patron du parti El Bina, Abdelkader Bengrina a été esté en justice par des avocats.

Les avocats Tarek Mektoub et Abdelkader Chohra ont déposé une plainte hier mercredi devant la Cour d’Alger, accusant le leader du parti El Bina, Abdelkader Bengrina, de porter « atteinte à l’Unité nationale ».

Bien que le politicien soit habitué aux déclarations ciblant la Kabylie, ce dernier s’est distingué, ces derniers jours, par un dérapage impardonnable à travers lequel il a fustigé la langue amazigh la qualifiant de «  chose ».

« Le jour où une chose parmi les revendications de cette région (la Kabylie NDLR) a été satisfaite et introduite dans la Constitution, un de ceux qui se trouvent aujourd’hui en prison ( Ahmed Ouyahia NDLR) a eu une discussion avec moi et je lui ai dit qu’en réalité vous êtes en train de négocier entre vous », a-t-il dit dimanche dernier lors d’une intervention télévisée.

Bengrina est allé jusqu’à laisser entendre que Ouyahia et le régime de Bouteflika vouaient un traitement de faveur à la Kabylie au détriment des autres régions du pays, notamment le Sud.

Pour les plaignants il s’agit là d’une violation manifeste d’un article intangible de la Constitution consacrant tamazight comme langue national et officielle.

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