Le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a rendu son vendredi, ce lundi,  dans l’affaire dite Yugarithen Palace. L’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui faisait partie des accusés a fini par être acquitté dans cette affaire où il était poursuivi pour corruption.

Dans cette affaire, les faits remontent à la fin des années 1990, à l’époque desquelles un promoteur de Béjaïa avait demandé un permis de construction pour bâtir un hôtel cinq étoiles de 14 étages au lieu dit, brise de mer à Béjaïa. Constatant que sa demande n’ait reçu de suite, l’investisseur en question saisit alors la justice pour obtenir gain de cause un an plus tard, c’est-à-dire en 2000.

Cette décision de justice avait, cependant,  été annulée en 2003 par le Conseil d’État, à la suite d’une requête de la direction des mines de Béjaïa ayant signalé que l’hôtel était construit à proximité d’un pipeline proche du terminal du port pétrolier.

Le Conseil d’État avait donc ordonné la démolition de cet hôtel d’une superficie de plus de 16.000 m², entre bâti et non-bâti, au coûté faramineux dépassant les quatre millions de dollars. La situation a fini par être débloquée en 2015 et le promoteur a relancé le projet suite à une correspondance du cabinet du Premier ministre Abdelmalek Sellal.

Rappelons qu’aux côtés d’Abdelmalek Sellal, plusieurs autres responsables, dont l’ancien wali de Béjaïa, l’ancien SG de la wilaya de Béjaïa et l’ancien chef de cabinet du Premier ministre, Mustapha Rahiel étaient poursuivis dans cette affaire.