La visite de Macron en Algérie approche…Paris recherche un automne et un hiver chauds

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président français Emmanuel Macron
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France Algérie: La visite du président français Emmanuel Macron en Algérie était prévue le jeudi 25 août 2022, qui s’étendra sur 3 jours, avec Oran, la capitale de l’ouest algérien, comme première escale, selon ce qu’a annoncé samedi la présidence française.

Une source de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie indique qu’à ce jour, le programme économique de la visite du président français Emmanuel Macron en Algérie n’a pas été décidé, ce qui est toujours en discussion. De nouveaux développements dans le secteur de l’énergie s’ajoutent à ceux remportés par le La société française « Total », aux côtés de l’italien « Eni » et de l’américain « Occidental ».

Les dossiers en suspens sont également liés au secteur de l’assemblage automobile, où le sort de l’usine Renault d’Oran et la date de relance de la production sont encore ambigus malgré le partenariat récemment annoncé avec le complexe « Madar », ainsi que le « Peugeot « L’usine, qui n’a pas vu le jour, et dont les nouvelles sont coupées depuis l’explosion des scandales de l’usine de montage en Algérie en 2019, qu’on appelait à l’époque gonfler les rouages, va Macron emporter dans son sac à la nouvelle L’Algérie sur ce dossier ?

Les questions de partenariat, selon la source, sont liées à l’industrie pharmaceutique et pharmaceutique, et elles sont liées à la production de médicaments contre le cancer et d’autres types, sans parler des accords préliminaires qui peuvent être conclus dans les secteurs financier, alimentaire et manufacturier.

Le membre de l’Observatoire national de la société civile, qui est en charge de la communauté algérienne à l’étranger, Badis Khenisa, a confirmé que le président français Emmanuel Macron cherche, lors de sa visite en Algérie, des atouts pour les Français, face à la crise économique, financière et énergétique que traverse Paris, et l’Union européenne dans son ensemble, qui a prouvé qu’elle n’est qu’un rassemblement international fragile et incapable de faire face aux crises, comme la France le souhaite aujourd’hui de regagner des parts de marché rentables, après que sa position ait récemment connu un recul notable en Algérie.

Khenisa souligne que l’Algérie, qui émet l’hypothèse d’une adhésion aux BRICS, et a donné aujourd’hui toutes les garanties de son ambition économique légitime, présente un intérêt français et européen. Son incarnation sur le terrain lors de sa visite attendue en fin de semaine .

Dans un contexte connexe, l’expert économique Kamal Dib a déclaré que les relations algéro-françaises connaissent des hauts et des bas à partir de l’année 2019, date du mouvement populaire, qui a marqué la fin de la tutelle française sur l’économie algérienne, et témoin de la période de transition qui s’est prolongée entre le 22 février et le 12 décembre 2019, le partenariat s’est détérioré en raison des efforts de la France à l’époque pour s’immiscer dans les affaires intérieures.

Le masque de cette tutelle est encore tombé après l’élection du président Abdelmadjid Tebboune fin 2019, alors que les relations se tendaient politiquement entre les deux pays et que cela s’est reflété sur le plan économique, alors que l’Algérie a changé sa connexion vers les marchés russes, chinois, turcs. et des partenaires italiens, et ceux-ci sont devenus un concurrent économique féroce du partenaire traditionnel, la France, dit-il.

L’expert économique classe la visite du président français Emmanuel Macron dans le cadre de la recherche d’un refuge économique sûr pour la France, qui fait face à des pénuries d’énergie au milieu de la guerre russo-ukrainienne et de la crise économique européenne résultant de l’hyperinflation qui balaie la zone euro et la dégradation de la position du président Macron en faveur de la droite française. L’étape de « l’Algérie, le partenaire sécurisé », qui a négocié avec les journaux des droits de l’homme et de la liberté d’expression, a conduit à une tentative de reconquête récupérer ses parts perdues sur le marché algérien ces dernières années.

La France cherche avant tout à obtenir une plus grande part du gaz algérien pour assurer un automne et un hiver chauds, et aussi à se repositionner après que la Chine a acquis le projet Ghar Jbeilat et le port de Hamdania, l’Italie sur d’importants contrats gaziers, et la Turquie, qui a augmenté le nombre des vols entre elle et l’Algérie à 23 vols par semaine La France est obligée de rétablir ses relations avec l’Algérie, même par des concessions politiques.

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