manifestants

Les manifestants qui ont tenté d’organiser un rassemblement à Alger pour dénoncer le 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika et réclamer la fin de « l’Etat-DRS » sont considérés comme des perturbateurs qu’il faut réprimer. C’est du moins ce que pense une membre du congrès national du Mouvement populaire Algérien (MPA), un parti qui soutient ardemment la réélection d’Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat algérien. 

Rencontrée en marge des travaux du meeting organisé par le MPA à la salle Atlas de Bab El-Oued, Hayat A., une femme âgée d’une quarantaine d’années et originaire de Skikda, à l’est du pays, estime même que ces manifestants méritent d’être frappés par les policiers.

« Moi je les garderais 24 H et je les frapperais jusqu’à ce qu’ils comprennent la leçon » ! Cette membre du MPA ne cache pas ses opinions extrêmes et justifie jusqu’au bout la répression dont ont été victime samedi matin des dizaines de jeunes militants réunis à la Place Audin à Alger-Centre. « Tu veux t’opposer à Abdelaziz Boutelfika ? Alors va voter contre lui. Il faut arrêter ces manifestations qui sont de vraies gamineries », a relevé encore notre interlocutrice selon laquelle, les manifestants anti-4e mandat ne sont le fruit que « de jeunes étudiants désœuvrés » et « pas  sérieux ».

Présents en nombre à ce meeting, d’autres militants du MPA ont dénoncé cette action de protestation. Dans une salle archi-comble, ils ont réitéré leur soutien à Abdelaziz Bouteflika. « C’est le meilleur Président pour l’Algérie et c’est le plus compétent. Il a bien travaillé pour l’Algérie », ont confié à Algérie-Focus plusieurs militants du MPA.