Maroc: Pour « insulte à l’islam » un tribunal marocain confirme la peine de prison d’une blogueuse

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police marocaine
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Maroc: Mardi soir, une cour d’appel marocaine a confirmé la peine de deux ans de prison d’une blogueuse condamnée pour « offense à la religion islamique » par des messages qu’elle a publiés sur sa page Facebook, selon son avocat.

« La cour d’appel de Khouribga a condamné Fatima Karim à deux ans de prison, confirmant la décision du tribunal de première instance », a déclaré à l’AFP l’avocat Habib Adi.

« C’est une punition très sévère », a-t-il ajouté, notant que la possibilité de discerner la peine « est toujours à l’étude ».

Le frère du condamné avait déclaré à l’AFP, mi-août, que le tribunal de première instance d’Oued Zem (à environ 150 km à l’est de Casablanca) avait condamné sa sœur de 39 ans, Fatima, à « une peine de deux ans de prison, en raison de messages Facebook jugés offensants pour la religion islamique. »

Karim a été arrêtée le 15 juillet, sur ordre du ministère public, pour des publications sur Facebook « exprimant son point de vue sur des versets du Coran et des textes de l’héritage islamique », selon les propos de son frère Bouazza Karim à l’époque.

Il a ajouté qu’elle « a tenté de convaincre le tribunal qu’elle avait seulement exercé son droit d’expression garanti par la constitution, sans aucune intention d’offenser la religion, et elle a également présenté ses excuses à tous ceux qui considéraient qu’elle avait offensé sa religion », mais le tribunal n’était pas convaincu.

L’article 267 du code pénal marocain punit « quiconque offense la religion islamique » d’une peine d’emprisonnement de six mois à deux ans. Toutefois, la peine est portée à cinq ans si « l’abus » est commis par des moyens publics, « y compris des moyens électroniques ».

Ce chapitre, qui punit également les injures à la monarchie et les incitations à l’intégrité territoriale, suscite les critiques des juristes au Maroc au motif qu’il contredit le droit à la liberté d’expression et que ses formules générales ne précisent pas concrètement les actes qui pourraient constituer une « injure ». ”

Les juristes exigent également l’abolition des peines de prison dans tous les cas de publication et d’expression.

l’année dernière, le tribunal de première instance de Marrakech, dans une affaire similaire, a condamné une jeune femme de nationalité marocaine et italienne à trois ans et demi de prison, pour avoir publié sur Facebook des clips mimant des versets coraniques jugés « offensants pour le religion islamique ».

La cour d’appel a annulé le verdict deux mois après l’arrestation de la jeune fille, alors âgée de 23 ans. La peine a été réduite à une peine de deux mois de prison avec sursis, après que son affaire ait suscité des condamnations et des demandes de libération d’êtres humains. militants des droits.

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