Reportage français : les journaux francophones vont disparaître en Algérie

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Presse Algerie: Le journal français « Le Figaro » a laissé entendre que la plupart des journaux francophones disparaîtraient des kiosques algériens.

Le journal, dans un reportage consacré à la réalité des journaux francophones en Algérie, a traité de ce que vit le journal El Watan, dont les employés se sont récemment mis en grève, sur fond d’être longtemps privés de leurs salaires.

Le Figaro évoquait la fermeture du journal Liberty en avril dernier, qui considère cette fermeture comme un indicateur de la déliquescence de la presse francophone.

La même autorité estime qu’avec la disparition de journaux tels que « Liberty », « Al-Watan » et « Daily Oran », qui « connaît une crise pouvant conduire à son arrêt, les journaux francophones vont quasiment disparaître ».

Dans ce contexte, le rapport indique que l’ensemble du champ médiatique algérien s’est désintégré, victime depuis plus de vingt ans de la sape qui s’est propagée sous l’ère d’Abdelaziz Bouteflika, et est tombé au pouvoir de l’argent, des réseaux mafieux, de la corruption , le manque de formation et l’érosion des élites.

Le journal Liberté appartient au passé

Le prestigieux journal algérien en langue française, Liberté, a cessé de paraître, en avril dernier.

Le propriétaire du journal, l’ancien homme d’affaires Issad Rebrab, a attribué la raison de la fermeture du journal à la situation économique du journal, qui ne lui permet plus de continuer longtemps.

Le journal francophone « Liberté » est considéré comme l’un des plus anciens journaux algériens, car il a été fondé au plus fort de la décennie noire, plus précisément en 1992.

Alors que certaines parties ont accusé Rebrab de troquer « Liberté », en échange de l’annulation par l’autorité de sa décision concernant l’exportation.

El Watan: le début de la fin

Il semble que la situation financière du journal francophone , El Watan , étouffe la gestion de l’institution médiatique, qui ne paie plus ses journalistes et employés depuis un certain temps.

Les travailleurs du journal El Watan ont publié un communiqué annonçant leur entrée en grève, notant que les 150 journalistes et travailleurs n’avaient pas reçu leur salaire depuis quatre mois.

Le journal vit ces dernières années une crise étouffante, comme il l’avait annoncé en février dernier, portant la valeur de son exemplaire papier à 40 dinars algériens pour éviter la faillite.

Le journal de langue française a attribué la hausse des prix à son incapacité à faire face aux coûts d’impression et de distribution, d’autant plus que les prix du papier ont doublé à plusieurs reprises.

À cet égard, El Watan a précisé qu’il n’a pas reçu de publicité publique depuis 2014 pour des raisons « politiques ».

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