Un intérêt japonais pour le gigantesque projet d’énergie solaire en Algérie

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projet d'énergie solaire en Algérie
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Le Japon, représenté par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a manifesté son intérêt pour une coopération et un partenariat avec l’Algérie dans les domaines des énergies renouvelables et de l’énergie solaire à partir de 2023.

C’est au cours de ce mercredi que le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Ben Atou Zayan, a eu des entretiens avec le représentant de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Ryo Tsuji, au cours desquels ils ont évoqué les opportunités de coopération bilatérale et de partenariat dans le domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à partir de 2023.

Selon un communiqué du ministère, M. Zayan a présenté lors de cette rencontre le programme de travail de son secteur, qui s’articule autour de la stratégie nationale de transition énergétique et du développement des énergies renouvelables et des programmes de maîtrise de l’énergie. 15 000 mégawatts d’ici 2030.

La réunion a également traité du projet d’appels d’offres pour les investisseurs pour la construction de centrales solaires réparties sur tout le territoire national et adressées aux investisseurs nationaux et étrangers.

Pour sa part, le responsable japonais, qui était accompagné du consultant pour la préparation des projets au niveau de l’Agence japonaise de coopération internationale, Ozami Satoko, a passé en revue la vision de l’agence dans le domaine de l’assistance technique et de la formation.

Ryo Tsuji a présenté l’expérience de l’agence japonaise dans le domaine de la politique de réduction carbone, exprimant, à cet égard, « la disponibilité de l’agence à reprendre la coopération dans le domaine des énergies renouvelables et de la transition énergétique avec l’Algérie en établissant des axes de coopération, de partage conjoint des expériences et renforcement des capacités. »

Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération bilatérale à travers le programme de coopération technique proposé par l’agence pour l’année 2023, et les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges en vue de définir techniquement et concrètement les axes de coopération dans les domaines des énergies renouvelables et le développement durable.

Annonce de la date d’entrée en service du vaste projet d’énergie solaire

La première quantité d’énergie photovoltaïque sera produite au niveau du projet d’énergie solaire « Solar 1000 mégawatts », d’ici fin 2023, comme l’a révélé le directeur général de la société algérienne des énergies renouvelables « Shams » Ismail Moukari le 11 juillet.

Moqari a révélé dans une interview à la Radio Nationale, que « la centrale électrique de Beni-Nif à Bachar, pourrait produire la première quantité d’ici la fin de 2023 ».

L’électricité générée par le projet sera vendue « exclusivement et intégralement » à Sonelgaz. Ceci sur 25 ans, dans le cadre des garanties demandées par les investisseurs.

Le directeur de la société « Shams » a également expliqué que l’allongement des délais de dépôt des offres, pour les concessionnaires intéressés à participer à la réalisation de ce projet, est venu à la demande de « tous les investisseurs locaux et internationaux ».

Ce report permettra à « plus de 40 investisseurs de participer à la course », ce qui créera une concurrence entre les investisseurs.

Les investisseurs se sont également demandé si le projet pouvait « gagner le droit à un financement externe ». Il a souligné que « Shams » a pris en compte « la volonté de ces investisseurs d’obtenir une licence pour recourir à des financements extérieurs ».

Le responsable a souligné que « le financement extérieur donne plus d’avantages que le financement intérieur », en particulier pour « les projets d’investissement qui nécessitent beaucoup d’argent » comme le projet « Solar 1000 mégawatt ».

Le projet, dont le coût de réalisation est estimé à 1 milliard de dollars, n’est qu’une première phase du programme de 15 000 mégawatts, qui nécessite un financement global estimé à 15 milliards de dollars, soit « un coût difficilement supportable localement ».

Méga projet solaire : un complexe turc annonce sa volonté de participer au concours

Le 22 juin 2022, le complexe turc « Tay » a exprimé son souhait de participer au vaste projet d’énergie solaire en Algérie, « Solar 1000 ».

Cela s’est produit lors d’une réunion qui a réuni, mardi, le ministre de la transition énergétique et des énergies renouvelables, Ben Atou Ziyan, avec une délégation du groupe Tay, conduite par le président-directeur général, Mesut Toprak, principal actionnaire et membre du conseil d’administration. de la Fondation algéro-turque « TAIL ».

Selon un communiqué du ministère, le groupe TAI a l’intention d’investir dans les énergies renouvelables en Algérie avec l’aide de MTEER afin de devenir un acteur important ciblant de nombreuses applications des énergies renouvelables en Algérie.

Le responsable turc s’est également enquis de l’état d’avancement et des modalités du projet d’appel d’offres aux investisseurs pour la construction de centrales solaires photovoltaïques « Solar 1000 », exprimant la volonté de son organisation de participer à cet ambitieux projet.

De son côté, Benatou a affirmé la disponibilité de son département ministériel à accompagner le complexe Tay dans la réalisation de tous les projets d’énergies renouvelables en Algérie.

Rapport international : le désert algérien est la plus importante batterie solaire au monde

Le Sahara algérien est l’une des plus importantes sources d’énergie solaire et propre pouvant approvisionner les différents continents avec cette ressource, ce qui a été confirmé par des rapports internationaux.

Selon un rapport publié par l’organisation « Engineering World » le 12 juin 2022, le Sahara algérien est une source majeure d’approvisionnement en énergie propre et solaire dans le futur.

la page officielle du monde de l’ingénierie a publié une carte du Grand Sahara africain qui comprenait les pays qui pourraient répondre aux besoins du monde en énergie solaire, dont le Sahara algérien, avec trois régions indiquées en orange.

La première région visée représente le sud-est, où le rapport indique que cette région peut répondre aux besoins de l’Amérique du Nord avec une capacité estimée à 5 151 térawattheures.

Quant à la deuxième région, elle est venue en plein désert algérien, avec un potentiel énergétique estimé à 11 641 TWh, qui couvre les besoins des pays asiatiques.

La région la plus importante et la plus vaste se situe à la frontière sud avec la Mauritanie, avec un taux de production de 23 398 TWh, où le rapport indique que cette région est à elle seule capable de couvrir les besoins de tous les pays du monde.

Et pour l’importance de cette énergie dans un futur proche, le PDG de Tesla, Elon Musk, a souligné dans un commentaire sur le rapport, via la plateforme Twitter, que l’énergie solaire est la principale source d’énergie pour l’humanité dans le futur.

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