C’est le Gabon qui organisera finalement la CAN 2017. La candidature algérienne n’a pas eu assez de voix de la part des 13 membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), tous comme d’ailleurs le Ghana.

Il s’agit d’une véritable gifle pour les dirigeants sportifs algériens en particulier, et au gouvernement, en général, qui ont fait de l’organisation de la CAN 2017 une priorité. D’autant plus que l’Algérie n’aura pas d’autres occasions d’organiser la Coupe d’Afrique des nations avant…2025.

En effet, en plus de celle de 2017, la CAF avait attribué à la fin de l’année dernière, les CAN 2019, 2021 et 2023, respectivement au Cameroun, à la Côte d’Ivoire et à la Guinée. La tendance au niveau de l’instance africaine de rejeter toute candidature algérienne s’est faite sentir à ce moment là déjà, puisque l’Algérie avait déposée des candidatures pour les CAN 2019 et 2021. C’est le même dossier qui a été déposé par la suite pour 2017.

La présence du ministre des Sports, Mohamed Tahmi, aujourd’hui au Caire, en Egypte, n’a pas été décisive. Les jeux étaient déjà faits. Le ministère des sports et la Fédération algérienne de football (FAF) devraient se concentrer sur le football national qui souffre de multiples problèmes, à l’instar de la faiblesse des infrastructures, de l’absence d’une stratégie de développement à long terme ou encore, de cadres capables d’impulser une dynamique positive.

IL faut rappeler, en dernier lieu, que l’Algérie n’a organisé la Coupe d’Afrique qu’une seule fois. C’était en 1990. Une édition remportée par les Algériens suite à une finale gagnée face au Nigeria, sur le score d’un but à zéro, marqué par Ouadjani. Le Gabon, lui, a été co-organisateur de la CAN 2012, avec la Guinée Equatoriale.

 Elyas Nour

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