Les anciens souscripteurs AADL, transférés automatiquement vers la formule LPP (logement promotionnel) ne payeront pas 100 millions de centimes. C’est ce qu’a indiqué, hier, le ministre de l’Habitat,  Abdelmadjid Tebboune. Selon lui, ils bénéficieront d’une «réduction».

La raison ? Les souscripteurs en question n’ont pas choisi le LPP, mais ont été contraint d’opter pour cette formule par l’Agence algérienne pour le développement du logement (AADL). Cette agence avait en effet décidé que les souscripteurs à la formule AADL qui ont un salaire supérieur à 108 000 dinars, étaient reversés vers le LPP. «Ces souscripteurs ont été transférés malgré eux au programme LPP sur décision du ministère de l’Habitat, alors que les autres souscripteurs étaient informés dés le début du volet commercial de cette formule», avait-il déclaré. A noter que le ministre n’a pas révélé le montant qu’ils devront payer après réduction.

Rappelons que les autorités ont fixé la deuxième tranche du LPP à 100 millions de centimes. Ce qui a provoqué le courroux de nombreux souscripteurs qui se disent dans l’incapacité de s’acquitter d’un tel montant. Au début de l’opération, l’ENPI (Entreprise nationale pour la promotion immobilière), qui chapeaute le logement LPP, avait également fixé le montant de la première tranche à 100 millions de centimes. Mais le ministère de l’Habitat avait pris la décision de la faire baisser à 50 millions de centimes, répondant favorablement à la doléance des souscripteurs. Cette fois-ci, la tutelle ne veut pas suivre cette voix. Les caisses de l’Etat doivent être renflouées afin de maintenir ces programmes. C’est ce que semble insinuer les responsables.

Elyas Nour