[Aps 5/2/09] ORAN – La poésie révolutionnaire dans le monde arabe est « en réanimation ou se trouve en état d’évanouissement en raison des mutations socio-politiques que connaît la Nation », a estimé, mercredi à Oran, le poète Ahmed Fouad Nedjm. Le poète a indiqué lors d’un point de presse que l’état actuel de la poésie révolutionnaire est « la résultante d’un plan visant à banaliser le citoyen arabe et à paralyser ses capacités ».
Tout en affichant son optimisme quant à l’avenir de la poésie arabe eu égard à l’enthousiasme que nourrissent les jeunes générations pour ressusciter cette expression artistique, il a souligné que « la solution réside dans la renaissance intellectuelle qu’on a perdue après les années 70 pour oeuvrer à délivrer les peuples arabes de l’ignorance et du sous-développement utilisés par l’ennemi comme arme à l’encontre de la Nation arabe ».

Evoquant l’agression sioniste contre les habitants de Ghaza, l’intervenant a indiqué qu’elle constitue une épreuve de taille pour la Nation arabe qui a retrouvé l’espoir après avoir pris une position commune dénonçant l’agression sioniste.

Pour ce poète, la poésie est « toujours présente dans la douleur et la joie ».

En évoquant son défunt compagnon l’artiste « Cheikh Imam », le poète considère sa perte comme « s’il avait perdu un bras ou la voix », en soulignant qu’il encourage sa fille, qui étudie au Conservatoire, à perpétuer le patrimoine de Cheikh Imam en optant pour la chanson.

Ahmed Fouad Nedjm vient d’achever deux premiers chapitres de sa bibliographie et entamera son troisième et avant dernier chapitre incessamment et prépare également une pièce de théâtre lyrique sur l’édification de la ville du Caire et des poèmes révolutionnaires sur Ghaza.

Il se trouve actuellement à Oran dans le cadre du programme de la manifestation « El-Qods, capitale de la culture arabe 2009 ». Il devait présenter cette soirée un récital poétique au théâtre régional d’Oran « Abdelkader Alloula ».

[Aps 5/2/09]

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