Interrogé par le juge à propos de l’annulation du mandat d’arrêt international émis à l’encontre de l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil et sa famille en 2013, Saïd Bouteflika n’a pas hésité à mettre son frère Abdelaziz sur la sellette. « C’est lui qui a ordonné. Je n’ai fait qu’obéir », a-t-il dit.  

Selon le quotidien El-Khabar, l’affaire concerne l’annulation des poursuites judiciaires contre l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khellil, à l’époque où il était visé par un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’affaire de corruption Sonatrach II. Abdelaziz Bouteflika aurait ordonné l’arrêt des poursuites judiciaires contre Chakib Khellil. Saïd Bouteflika a, toujours selon la même source, déclaré au juge d’instruction avoir simplement « obéi aux ordres » de son frère.

L’annulation des mandats d’arrêt contre Chakib Khellil et sa famille s’est fait de façon était un fait du roi, souligne El Khabar, soulignant que la loi exige la présentation des mis en cause devant le procureur de la République, puis le juge d’instruction chargé du dossier.

Dans cette affaire, Saïd Bouteflika est accusé d’avoir donné des instructions à Tayeb Louh via les fameux SMS découverts sur ses téléphones, afin de blanchir Chakib Khellil des accusations qui pesaient sur lui et sa famille

Il convient de rappeler que c’est l’actuel ministre de la Justice qui avait émis ces mandats d’arrêt internationaux contre Chakib Khellil et sa famille en 2013. Ces mandats d’arrêt avaient été annulés en 2016, pour vice de procédure, ce qui avait permis à Chakib Khellil de regagner le pays sans être inquiété par la justice.