L’Algérie se positionne comme la batterie de l’Europe grâce au projet de gazoduc GALSI

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    gazoduc GALSI entre l'Algérie et l'Italie

    L’Algérie pourrait bientôt devenir un important fournisseur d’hydrogène pour l’Europe grâce au projet de gazoduc GALSI. Ce projet, mené par les entreprises Sonatrach et Eni, reliera l’Algérie à l’Italie en acheminant l’hydrogène vers l’Europe. Le gazoduc de plus de 837 kilomètres s’étendra à travers la mer Méditerranée et sur le sol algérien, avec un coût initial estimé à 2,5 milliards de dollars.

    Selon un rapport publié par le site « Revolution Energetic », l’Algérie est bien positionnée pour produire de l’hydrogène « bleu » à partir de gaz fossile, avec un coût très compétitif de 3 euros/kg. Le pays doit cependant s’appuyer sur des partenariats avec des leaders dans ce domaine pour développer cette énergie.

    Le projet permettra à l’Algérie de couvrir environ 25% des futurs besoins en hydrogène de l’Europe d’ici 2030. Cet engagement a été scellé lors d’une visite du Premier ministre italien en Algérie en décembre 2022, qui a abouti à la signature d’un accord avec la société allemande VNG.

    Le projet comprend le prolongement du gazoduc vers l’Allemagne et l’engagement de l’Algérie à fournir de l’hydrogène à ce pays européen d’ici 2030. Les deux parties sont actuellement en train de négocier l’implantation d’une usine d’hydrogène vert en Algérie, d’une capacité de production de 20 mégawatts, qui sera opérationnelle avant 2024.

    L’Italie a été un pionnier en matière d’hydrogène, ayant signé un protocole d’accord en mai 2022 avec l’Algérie pour le développement des gisements de gaz et l’élimination du carbone. Avec le projet GALSI, l’Algérie se positionne comme un fournisseur durable d’énergies (gaz, hydrogène et électricité) pour l’Europe et pourrait bientôt être considérée comme la « batterie » du continent.

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