L’Algérie continue d’importer pour quelque 80 millions de dollars/an de semences de pomme de terre. Pourtant, les experts algériens estiment qu’il est possible de les produire localement.    

Le professeur Fouad Chahat, DG de l’Institut national d’agronomie (INA), est intervenu sur les ondes de la radio nationale pour expliquer que l’Algérie dépense des sommes considérables pour acquérir des semences qu’elle peut produire localement. A titre d’exemple il cite l’importation des semences de pomme de terre, qui atteint  les 80 millions de dollars/an, alors que les laboratoires algériens peuvent très bien assurer une autosuffisance en la matière.    

Le manque de moyens et l’absence de volonté politique sont, selon l’intervenant, à l’origine de cette défaillance du système de production des semences.

 Parmi les solutions préconisées par M. Chahat, il y a la création d’une banque de semences de produits maraîchers. À ce sujet, il estime que l’État doit accélérer  l’achèvement de la constitution de la  banque de ressources génétiques, gelé par manque de moyens permettant de développer et d’améliorer les ressources génétiques locales.

Massi M.

Originally posted 2016-04-10 11:43:51.

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