Le Sénat américain examine actuellement un projet de loi exposant les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs partenaires à des poursuites judiciaires pour « complot en vue de provoquer une flambée des prix du brut », dans le seul but de contraindre les pays producteurs à baisser les cours du baril, dont l’augmentation, commence à faire grincer des dents tant bien aux États-Unis qu’en Europe.

Neuf mois après la demande du président Biden à l’OPEP+ d’augmenter la production de pétrole afin de diminuer les prix des carburants à la pompe aux États-Unis, ce fameux projet de loi baptisé No Oil Producing or Exporting Cartels (NOPEC) est présenté devant les membres du sénat américain, après que la sollicitation de Biden ait tout simplement été ignorée par l’Arabie Saoudite, chef de file de l’organisation.

« Aujourd’hui, compte tenu de la flambée des prix de l’énergie et des engagements de l’administration avec les producteurs de pétrole étrangers, il n’a jamais été aussi important de garantir des pratiques équitables en matière de prix et de production », a déclaré Taylor Foy, porte-parole du Sénateur Chuck Grassley qui a élaboré le projet de loi depuis l’année dernière.

De nombreux analystes s’accordent à dire que le document devrait passer comme une lettre à la poste, en raison des graves conséquences de la flambée des prix du carburant sur le pouvoir d’achat des Américains. La question qui reste, ce pendant, en suspens est celle de sa mise en œuvre, ainsi que les conséquences désastreuses qui pourraient en découler.

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