Merzak Allouache cinéma

« J’assume la présence de mon film dans ce festival, tout en acceptant évidemment les opinions contraires que je respecte quand elles s’expriment sereinement ». C’est avec ces mots que le cinéaste algérien, Merzak Allouache, a tenu à répondre jeudi à ses détracteurs qui lui reprochent sa participation au festival international du film de Haïfa en Israël. 

Le réalisateur algérien signe et persiste : il ne va pas se retirer de ce festival en dépit des menaces du ministère de la Culture. « La sélection d’un film à un festival, fut-il israélien, n’engage ni l’État algérien qui n’est pas coproducteur du film ni ses aides qui ne sont pas conditionnées par des critères de diffusion internationale. Mais tous ces agitateurs l’ignorent-ils vraiment ? », s’interroge le réalisateur algérien dans une mise au point diffusée sur les réseaux sociaux. 

Merzak Allouache a dénoncé également l’attitude du ministère de la Culture qui lui a adressé la sommation de rembourser l’aide financière accordée pour la réalisation de son film sélectionné dans ce festival israélien. D’après le cinéaste, cette démarche ne relève nullement « des procédures de l’État de droit préparent peut-être, à mon encontre, une mesure d’interdiction de tourner en Algérie ». Merzak Allouache a défié aussi les autorités algériennes et tous ses détracteurs qui s’en prennent à lui. Il affirme qu’il refuse de « se soumettre et se taire ». Il déplore une véritable intimidation. A ses yeux, il est victime de « l’invective ordurière ». « Je l’ai compris depuis longtemps et j’ai fait de chacun de mes tournages un acte de résistance », conclut enfin le réalisateur de Omar Gatlato. 

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