Les exportations algériennes vers l’Egypte vont augmenter sensiblement à partir de cet hiver et les échanges commerciaux entre les deux pays vont doubler, à partir de l’année prochaine. C’est là le résultat de la visite de deux jours effectuée lundi et mardi par le Premier ministre égyptien en Algérie.

Lors d’une conférence de presse animée, hier mardi en fin de journée, le ministre égyptien des affaires étrangères a indiqué que son pays va augmenter le volume du gaz butane importé d’Algérie. Le Caire va importer désormais 1,5 million de tonnes de gaz butane algérien, contre un volume de 1 million de tonnes auparavant. Le responsable égyptien a également précisé que son pays importe 50% de ces besoins dans cette matière d’Algérie.

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Le gaz butane n’est pas la seule exportation algérienne vers l’Egypte. Ce pays va également importer des quantités supplémentaires de pétrole algérien destiné aux raffineries égyptiennes. Cela va réduire sensiblement les importations en mazout. « Nous comptons examiner de nombreuses alternatives dont l’importation du gaz naturel algérien pour soutenir différents secteurs de développement en Egypte qui dispose d’une réserve importante de gaz récemment découverte mais qui est incapable de l’exploiter à court terme », a cependant précisé M. Kandil.

En contrepartie, le Premier ministre égyptien, Hicham Kandil, qui a démenti que son pays ait demandé un prêt de 2 milliards de dollars, a indiqué que l’Algérie a accepté de donner une partie des marchés de construction de logements aux entreprises de son pays. Le responsable n’a pas donné de chiffre précis, mais il a précisé que les sociétés égyptiennes s’engagent à respecter les délais impartis pour l’achèvement des projets. Cela n’a pas été le cas par exemple pour les projets AADL.

Toujours sur le plan économique, le responsable égyptien a indiqué que le gouvernement algérien a donné des garanties pour faciliter les investissements égyptiens. Il a affirmé que les deux parties « ont convenu de plusieurs mesures relatives à l’investissement industriel et la facilitation des mesures administratives afin de résoudre notamment les problèmes liés aux difficultés que rencontrent les investisseurs égyptiens en Algérie et les exportateurs algériens en Egypte ».

Les échanges économiques entre l’Algérie et l’Egypte sont évalués actuellement à 1,3 milliards de dollars. Le chiffre va doubler dès l’an prochain.

Essaïd Wakli