La majorité des marques de café produites localement ne respectent pas les standards. L’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), l’a mis en exergue lors d’une conférence de presse, menaçant de divulguer les noms des producteurs qui refusent de se conformer à la réglementation.

« Pas moins de 84% des marques nationales de café ne respectent pas la réglementation en vigueur en ce qui concerne la qualité et l’étiquetage », a souligné l’APOCE, lors d’une conférence de presse animée à Alger par son président Mestapha Zebdi.

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Des échantillons de 12 marques ont été analysés par trois laboratoires algériens afin de relever le taux de sucre additionnel dans le café. L’étiquetage de ces produits a également été passé en revue.

Ce que les résultats ont révélé, c’est que parmi les 12 marques de café, cinq d’entre elles contiennent un taux de sucre « satisfaisant » du point de vue sanitaire, c’est-à-dire que ce taux est inférieur à 3%. Cinq autres ont été décrites comme « acceptables », dans la mesure où ce taux tourne autour de 3% et deux autres ont été qualifiées de « tromperies », dans la mesure où le taux de sucre ajouté dans le processus de torréfaction a atteint respectivement 10% et 14%.

M. Zebdi a souligné que ces deux marques sont parmi les plus commercialisées en Algérie. À ce titre il menace de citer leur nom, dans l’éventualité où les propriétaires de ces deux marques refusent de se conformer à la législation.

« Durant les trois (3) prochains mois, nous allons répéter ces analyses et nous citerons le nom des deux marques qui ne respectent pas la réglementation pour qu’elles n’empoisonnent pas le citoyen algérien », a affirmé le président de l’APOCE.

En décembre 2016, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Boulenouar Hadj Tahar, avait déjà révélé que certains transformateurs de café dépassent le taux de sucre recommandé dans le processus de torréfaction, qui est d'ailleurs passé de 5% à 3% récemment.

Cela peut, selon lui, être perçu comme un acte criminel, car le café transformé devient particulièrement nocif du fait de la saturation du sucre quand ce dernier est brûlé à plus de 120°C produisant une molécule particulièrement dangereuse.

Cette molécule connue sous le nom d’acrylamide a un effet néfaste sur le système nerveux chez l’homme et provoquerait même des cancers du sein chez la femme.