Il aura fallu deux ans pour généraliser le bracelet électronique de surveillance, présenté comme une alternative à l’incarcération. Annoncée en 2016, cette mesure va être généralisée à partir du mois de mai prochain. En tend à le vendre comme un moyen renforçant la liberté des individus, mais en réalité, c’est également un bon moyen pour l’Etat d’économiser de l’argent.

La généralisation du bracelet électronique de surveillance a été annoncée hier par le Directeur général de modernisation au ministère de la Justice, M. Akka Abdelhakim.

Ainsi, la décision de soumettre un prévenu à la surveillance à distance par le biais d’un bracelet électronique revient, bien sûr, au juge.

Actuellement, 1000 exemplaires de ces gadgets technologiques ont été remis aux services compétents et quelques tribunaux ont déjà commencé à l’utiliser.

Plusieurs responsables du ministère de la Justice se sont déjà exprimés à son propos. Pour les autorités, il s’agit d’une mesure motivée par la volonté de promouvoir les « libertés individuelles ».

Bien sûr, ces bracelets électroniques seront importés. En revanche, la base de données et les techniques de fonctionnement seront gérées par des experts algériens.

Le bracelet électronique a connu un véritable engouement de la part des États notamment à partir de 2009, lorsque la crise économique mondiale avait atteint son paroxysme. Cependant, de nombreuses associations dans le monde et notamment en Europe ont dénoncé le recours à cet outil technologique. Pour eux, le gadget ne peut prévenir contre le passage à l’acte.

En tout cas, le genre d’appareil fait bien les affaires de l’État algérien, car son utilisation est beaucoup moins onéreuse qu’une incarcération classique. Selon des statistiques européennes, la pose d’un bracelet électronique est huit fois moins coûteuse qu’une mise en détention.

Il sera généralisé à partir de mai / Un gadget technologique qui permetera à l’Etat de faire des economies
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