L’arrestation, la semaine passée, à Sidi Bel Abbes, d’un baron de la drogue, surnommé “Tiata”, ayant sévi pendant des années à Oran, a révélée l’implication dans son trafic d’une douzaine de policiers, dont un officier, exerçant au niveau de la capitale de l’Ouest du pays. Deux d’entre eux ont déjà été arrêtés, alors que quelques autres policiers sont sujets à des enquêtes. Recherchés depuis cinq ans (2013) et ayant à son actif plusieurs condamnations par contumace dont une à vingt ans de prisons, le mis en cause, la cinquantaine, ne devait finalement sa “liberté” qu’à la complicité de certains policiers qui le couvraient. C’est pour cela, indiquent certaines sources, que le baron de la drogue circulait librement à Oran, sans être inquiété, alors qu’il était sous le coup de plusieurs mandats d’arrêts. Le quotidien arabophone “El Khabar” a indiqué aujourd’hui que la sureté de la wilaya de Sidi Bel Abbes, l’a arrêté “par hasard”. Ce n’est qu’après vérification que les enquêteurs sur place se sont aperçus que celui qui était entre leurs mains est activement recherché. Il a été transféré par la suite à Oran. Le corps de la police est déjà ébranlé par l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis le 29 mai dernier au port d’Oran. Le patron de la police, le général-major, Abdelghani Hamel, et plusieurs de ses cadres, ont été limogés. L’affaire n’a pas encore livrée tous ses secrets.

Advertisement

Elyas Nour