Le ministre de l’Intérieur italien M. Matteo Salvini a posé la question qui fâche en évoquant le cas des 67 harraga secourus au large de la Libye il y a quelques jours. Parmi eux, il y a des Pakistanais, Algériens, Marocains, ainsi que des Tchadiens, Égyptiens, Ghanéens, Libyens, Népalais, Palestiniens, Soudanais et le Yéménites. Le responsable italien souligne que presque tous, ne sont pas issus de régions ou il y a des théâtres de conflits. Alors, « pourquoi ces gens-là fuient-ils leurs pays ?»  

Le ministre italien s’est interrogé, dans un tweet, sur les raisons qui poussent ces harraga à braver la grande bleue pour tenter d’atteindre la rive Nord de la méditerranée. « Pourtant, ils ne sont pas issus de zones de conflits », a-t-il souligné, tout en sous-entendant que le phénomène de l’émigration clandestine a pour origine un mal-être profond qui les pousse à se mettre en péril pour atteindre l’Europe.

La question que pose le ministre de l’Intérieur italien est une question à laquelle ne veulent absolument pas répondre les gouvernants et notamment en Algérie. De ce côté de la méditerranée, on persiste à ressasser que l’État est au petit soin avec sa jeunesse. Un discours fait de langue de bois qui est systématiquement démenti par la réalité du terrain.

Depuis 2014, de plus en plus de jeunes s’aventurent sur ces barques de la mort. Il ne s’agit plus de jeunes sans instruction issus de franges déshéritées, mais on parle aussi d’étudiants, de diplômés, de femmes enceintes, de familles entières comptant séniors et enfants.

Des Algériens parmi les 67 harraga débarqués en Sicile / « Pourquoi ces gens-là fuient-ils leurs pays ? », s’interroge le premier flic d’Italie  
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