Le bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a communiqué son bilan sur les maux de la société algérienne. Mal vie, violence Harraga, trafic de drogue,atteintes aux libertés…tous ces problèmes sociaux sont au centre de son rapport pour l’année 2018.  

Selon le rapport de la LADDH, près de 11 000 actions de protestation ont été enregistrées sur la totalité du territoire national cette année. C’est dans les « zones rurales isolées »que ces actions sont survenues  

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Dans ces régions où la précarité est devenue une norme, « le citoyen lutte par tous les moyens afin d’assurer sa survie et bénéficier de son droit au développement, sachant qu’il est privé des simples nécessités de subsistance digne, telles que l’eau, le gaz, les communications et voies adéquates de transport», indique la LADDH dans son rapport annuel.

Il est également question, dans ce rapport, de l’épineuse question des Harraga. Selon l’organisation, «Les gardes-côtes ont déjoué 2.402 tentatives d’immigration clandestine entre décembre 2017 et novembre 2018».

La question identitaire ainsi que la promotion de la langue Amazighe ont étaient au centre de ce rapport. La LADDH précise à ce sujet que la culture et la langue Amazighe ont connu une évolution importante en Algérie, soulignant que cette langue est aujourd'hui enseignée dans plus de 35 wilayas du pays.  

La LADDH pointe, cependant, un certain nombre de dépassements graves, concernant notamment la persécution des militants des droits de l’homme et les atteintes aux libertés fondamentales consacrées dans la Constitution à l’instar du droit à la manifestation, le droit à la réunion et à l’activité syndicale.

Le rapport s’est également penché sur la propagation de la violence faite aux femmes et aux enfants, ainsi que les phénomènes d’agression et de vol. La LADDH tire également la sonnette d’alarme concernant le trafic de drogue et le phénomène de suicide.