La déperdition scolaire prend une grande ampleur en Algérie. Les chiffres avancés, hier lundi, par le dernier rapport (2013-2015) du Conseil national économique et social (CNES) donnent froid dans le dos. En effet, près de 1,5 million d’enfants sont soumis au redoublement, dont près de 500.000 finissent par quitter prématurément l’école.

Selon le rapport, ces chiffres prouvent la faiblesse du système éducatif algérien qui pousse des enfants de se retrouver livré à eux-mêmes, sans les armer des connaissances nécessaires. Le rapport recommande de «lutter contre les comportements à risque et déviants, la prise en compte des nouvelles exigences aussi bien nationales qu’internationales, le renforcement de la qualité des emplois offerts aux jeunes, la prise en compte de l’équité dans les politiques publiques, le développement de entrepreneuriat et la diffusion de la culture de prise de risque auprès des jeunes ».

Selon le CNES, le système éducatif devrait donc être remis en cause car sa première priorité devrait être «d’assurer à tous les enfants la possibilité de suivre leur cursus scolaire normalement et d’éviter qu’il y ait autant d’élèves exclus de l’école».

Pour mettre fin au phénomène de la déperdition scolaire, le CNES préconise moult solution, entre autres mettre l’accent sur les «cursus de formation, sur les nouveaux métiers à promouvoir, notamment ceux en rapport avec les grands chantiers de développement ainsi que l’orientation efficace des dispositifs d’aide de l’État vers les catégories qui peinent le plus à développer le plus d’innovation».

Autre recommandation importante: l’instauration d’une indispensable complémentarité du système éducatif entre ses trois composantes afin d’assurer « une utilisation optimale » de la ressource humaine existante. Dans ce sens, les rédacteurs du rapport soulignent l’aspect complémentaire du secteur de l’éducation, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur qui doivent, à l’avenir, se compléter efficacement, afin d’exploiter au maximum la ressource humaine et de préparer les futurs étudiants à intégrer la vie professionnelle.

Nourhane S.

Article précédentEndettement extérieur: la grande cacophonie    Par Hassan Haddouche
Article suivantRapport du CNES/ Les jeunes algériens font seulement confiance aux institutions religieuses