L’Algérie a perdu plus qu’elle n’en a gagné dans le cadre de l’Accord d’association avec l’Union européenne (UE), paraphé le 19 décembre 2001, signé le 22 avril 2002 et mis en œuvre le 1er septembre 2005, se substituant ainsi à l’Accord de coopération conclu en 1976. Quoiqu’Alger ne l’exprime pas officiellement et fermement, le fait qu’elle insiste sur la nécessité de le renégocier en est une preuve irréfutable. Une sorte de reconnaissance implicite que le bilan est plutôt négatif pour notre pays.

En effet, dans un document établi par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), faisant une évaluation de l’impact de la mise en oeuvre de l’Accord  de 2005 à 2014, il est mentionné que les exportations algériennes hors hydrocarbures vers  l’Union européenne (UE) durant cette période ont été seulement de 12,3 milliards de dollars. Un chiffre très bas qui représente à peine 6.30% du total des importations provenant de l’UE et qui s’élèvent à 192 milliards de dollars durant la même période.

En revanche, les exportations annuelles algériennes vers le partenaire européen ont connu une légère hausse passant de 597 millions en 2005 à 2,3 milliards de dollars en 2014. Elles restent toutefois insignifiantes, compte-tenu de la valeur des importations.

En somme, l’Accord d’association avec l’UE n’a pas été bénéfique pour notre pays. D’où la demande d’Alger de renégocier sont contenu. Reste maintenant à savoir si cette situation est due uniquement aux clauses de l’Accord qui seraient défavorables à la partie algérienne, ou si elle est aggravée par la dépendance quasi-exclusive de notre pays aux hydrocarbures.   

Elyas Nour

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