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Douze étudiants de l’Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira ont été condamnés à deux ans de prison ferme par le tribunal de la même wilaya, pour «atteinte à l’ordre public, agressions sur des agents des forces de sécurité, dégradation de biens publics et appels à un attroupement non armés».

 Les mis en cause ont été poursuivis suite aux émeutes ayant éclatés, au mois de décembre dernier, au sein du campus universitaire. Le 11 décembre 2017, le Collectif national pour la défense de l’identité amazighe (CNDIA), de cette université, a voulu organiser une marche pour réclamer la promotion de la langue tamazight, comme ça s’est fait au même moment à Tizi Ouzou et Béjaia.

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Les services de sécurité sont intervenus pour «réprimer» la manifestation. Les étudiants ont été empêchés de sortir de l’enceinte de l’université. Les choses ont dérapé et quelques dizaines d’étudiants ont été interpellés suite à des échauffourées avec les forces de sécurité.

Douze d’entre eux ont donc été condamnés à deux ans de prison ferme. C’est après ces manifestations que le Chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, avait consacré le 27 décembre, soit deux semaines après, Yennayer journée chômée et payée. Il avait également pour la même occasion «chargé le gouvernement d’accélérer la préparation du projet de Loi organique portant création d’une Académie algérienne de la langue amazighe», qui a finalement été adopté tous récemment par l’APN.

Elyas Nour