Le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui a pris la parole ce samedi, à l’occasion d’un forum national organisé autour du thème de « Harraga », à Alger. Selon lui, c’est les réseaux sociaux et les groupes de chanteurs de stade qui contribuent à amplifier le phénomène à travers la dissémination de « faux espoirs ».

«Les réseaux sociaux, contribuent à l’amplification du phénomène de la Harga », a soutenu M. Bedoui, ajoutant que « ces moyens de communication, influencent considérablement, les jeunes algériens, à travers de fausses histoires d’espoir, et ce, en plus de l’impact des chansons à caractère incitatif, et dont le contenu est fortement dégradant, et les auteurs  ne semblent être conscient du danger qu’elles comportent ».

Le premier flic du pays a évoqué les « faux espoirs », sans pour autant expliquer que les jeunes qui bravent la grande bleue au péril de leur vie sont animés par l’espoir d’une vie meilleure.

C’est donc l’espoir qui anime ces Harragas (jeunes et moins jeunes) et le vrai diagnostic à faire est celui d’identifier les vraies raisons qui poussent les Algériens à risquer leur vie et non de présenter les facteurs accentuant. Le désespoir et l’absence de perspectives sont, sans doute, les principales raisons.

Le ministre s’est attaqué, ensuite, aux jeunes qui chantent la Harga. Pour lui, le contenu de leurs chansons ont un caractère incitatif est contribue à amplifier le phénomène. Là encore, le ministre évite d’aborder les vraies problématiques

À la fin, M Bedoui fait savoir que l’État a recensé «  prés de 51 pages Facebook, consacrées à la « Harga », et donnent la possibilité aux passeurs , d’organiser leurs traversées de la mort »

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