Le ministre des transports, Amar Tou fait le point sur les transports en commun en Algérie. Les grandes villes algériennes devraient être mieux équipées, notamment la capitale Alger qui développera 40 km de métro et de tramway d’ici 2020.

Le métro d’Alger, actuellement en cours d’extension, devrait élargir son réseau dans les 10 années à venir. « Nous avons terminé le tunnel Haï el Badr‑El Harrach. Nous espérons avoir d’ici 2020 un métro de 40 km et un tramway de 40 km, qui se rencontrent à la station des Fusillés et à Draria », a expliqué Amar Tou dans une interview accordée au quotidien électronique TSA. Pour le moment, la ligne de métro ne parcourt que 9,5 km, elle devrait donc être quadruplée si l’Etat algérien tient ses promesses.

Les autorités algériennes ont également décidé de mettre l’accent sur le tramway dans plusieurs villes du pays. « Nous avons trois tramways en construction à Alger, Oran, Constantine. La fin de l’année prochaine on réceptionnera la ligne Bordj El Kiffan‑Dergana. Le tram d’Oran sera mis en marche à blanc en mars prochain et celui de Constantine en avril. Nous allons en réaliser six autres à Annaba, Sétif, Batna, Ouargla, Mostaganem et Sidi Bel Abbès », a précisé le ministre des Transports.

Modernisation et adaptation ?

Par ailleurs, il fait, dans cet entretien, le bilan des capacités des transports algériens. Le ministre souligne quelques failles importantes, notamment dans le secteur privé comme « le temps d’attente et de départ de la station »,  « des règles qui ne sont pas respectées », mais justifie la situation, parce que « le secteur des transports urbains est le plus difficile à gérer. » « Nous commençons à mettre en place, progressivement, une autorité d’organisation des transports urbains pour les neuf grandes villes du pays », a indiqué enfin Amar Tou.