De la viande à 500 dinars durant le Ramadhan

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Parmi l’ensemble des produits qui voient leur prix flamber dès le début de Ramadhan, la viande n’échappe généralement pas à la règle. Pour calmer la hausse tant redoutée, l’Algérie a décidé de recourir à l’importation massive de viande rouge pour réguler les prix durant ce mois de Ramadhan.

La viande de bœuf congelée sera proposée à un prix variant entre 500 et 650 dinars. C’est ce qu’a indiqué ce mardi le PDG du groupe Sotracov, Djahid Zefzef, au journal arabophone El Khabar. Les quantités qui seront importées seront supérieures à celles de l’année passée, estimées à 6 000 tonnes. L’objectif est d’augmenter la quantité et donc la disponibilité de ce produit afin que les prix n’augmentent pas. La viande sera importée d’Inde et d’Amérique Latine.

Ces derniers jours, les prix de la viande, blanche ou rouge, ont commencé à connaître un certains emballement avec l’approche de Ramadhan. Le prix du poulet, qui se vendait à 200 dinars, il y a deux ou trois semaines seulement, est cédé à 300 dinars, ces jours-ci dans certains quartiers d’Alger et ailleurs.

Il est fort à parier que si l’Etat n’intervient pas d’une manière concrète, les prix atteindront des pics faramineux durant le mois de Ramadhan, et ce, malgré les assurances affichés des différents responsables ou même de ceux de l’UGCAA (Union générale des commerçants et artisans algériens). Et le meilleur moyen, dans ce sens, est de procéder à des importations massives. Ceci tout en s’assurant, bien évidemment, qu’il y ait un bon réseau de distribution. Sinon, les quantités importées atterriront entre les mains des spéculateurs.

En tous cas, comme à la veille de chaque Ramadhan, une polémique éclate autour des prix des produits alimentaires. Face à la frénésie qui caractérise les consommateurs durant ce mois, les commerçants en profitent pour se faire plus de bénéfices. Par le passé, l’Algérie a déjà procédé à l’importation de viande bovine d’Inde. En revanche, les clients l’ont rarement achetée au prix annoncé de 500 dinars le kilogramme. L’Etat réussira t-il cette fois-ci à imposer ces tarifs ? Les Algériens ne tarderont pas à le savoir.

Elyas Nour