L’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a affirmé lundi qu’il n’a reçu aucune notification prouvant qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne. Contacté par le Wall Street Journal, Chakib Khelil a affirmé lundi qu’il était surpris par les déclarations du procureur général de la cour d’Alger. 

L’ancien ministre algérien est accusé d’avoir touché d’importants pots-de-vin pour permettre à la compagnie italienne Saipem de décrocher des contrats pétroliers dont la valeur globale dépasse les 8 milliards de dollars. Mais Chakib Khelil a réfuté ces accusations et a fait savoir au prestigieux quotidien américain qu’il n’est guère impliqué dans ce scandale de corruption appelé communément « Sonatrach II ». « J’ai joué aucun rôle dans cette affaire et je n’ai nullement aidé Saipem à décrocher des contrats pétroliers », a précisé l’ancien patron du secteur pétrolier algérien au Wall Street Journal. Chakib Khelil paraît serein et ne montre aucun signe d’inquiétude. C’est dire qu’il ne craint pas les menaces de la Justice algérienne.