jeunes algériens

Le gouvernement algérien va lancer dans un proche avenir un nouveau dispositif d’aide à l’emploi des jeunes.

Actuellement, c’est le DAIP (Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle) qui est mis en œuvre. Celui-ci, lancé en 2008, octroie aux diplômés embauchés pour la première fois un salaire de 15.000 dinars. Ce qui est jugé insuffisant, d’autant plus que dans beaucoup de cas, si ce n’est la majorité, après expiration du contrat, le jeune n’est pas recruté par l’entreprise qui l’employait.

Ainsi, plusieurs sociétés ont profité de ces avantages accordés par l’Etat sans aucune contrepartie. Ce nouveau dispositif, qui sera soumis prochainement au gouvernement, comme l’a signalé aujourd’hui le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi, va accorder plus d’avantages pour le jeune, l’employé, que ça soit en terme de rémunération ou de couverture sociale. Le nouveau contrat permettra au jeune qui en bénéficie de toucher le salaire intégral prévu par la convention collective de l’entreprise qui l’emploie. En d’autres termes, s’il est ingénieur d’état, il aura le salaire d’un employé ayant ce diplôme au sein de cette entreprise. Un salaire complet. Et c’est l’Etat qui prendra en charge ce salaire pendant une période de trois années.

Le Ministre a ajouté que ce contrat « sera étendu à tous les avantages du dispositif sécurité sociale comme la retraite ». Le DAIP, par contre, ne couvre que quelques aspects de tous ce qui est avantages sociaux. Benmaradi a indiqué, par ailleurs, que le jeune qui arrachera ce contrat aura « le droit d’être affilié à un syndicat et de bénéficier de l’assurance chômage en cas de licenciement ». Bien évidemment, le Ministre n’a pas donné des détails quant aux conditions nécessaires pour bénéficier de cette nouvelle formule. Tous les nouveaux diplômés sont-ils concernés ? La question reste en suspens…

Elyas Nour