Les 130 employés de HSBC Algérie menacent leur direction d’entamer un mouvement de grève si les responsables ne communiquent pas avec eux sur leur retrait du pays, indique un porte-parole des salariés de la banque préférant garder l’anonymat.

Ce mouvement serait la dernière solution qui reste aux employés afin de faire valoir leurs revendications devant le silence émis de la part de la direction face aux demandes d’explications réclamées par les salariés. En effet, la décision du groupe britannique de la fermeture de ses 3 agences en Algérie (deux à Alger et une à Oran) a donné des frayeurs aux employés qui s’inquiètent de leur avenir professionnel. En novembre dernier, HSBC Algérie a introduit une lettre de 5 pages auprès de la Banque centrale afin de connaitre le processus d’un retrait du marché Algérien.

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Malgré l’obtention des employés d’une copie de ladite lettre et l’annonce de la nouvelle par la très réputée agence économique américaine Bloomberg, les responsables de HSBC Algérie continuent de nier les faits et démentir l’information. Une réunion s’est tenue entre les employés et le directeur général de HSBC Algérie en février dernier sans obtenir plus de renseignements. Suite à cela, les salariés ont décidé de constituer un comité participatif et créer un syndicat pour adhérer à l’UGTA. En mai dernier, le numéro deux de HSBC Middle East Limited a été dépêché en Algérie pour apaiser les esprits et réconcilier les deux parties. Mais les employés n’ont pas obtenu les garanties nécessaires.

Le directeur général de la succursale algérienne est resté sur sa position refusant toute communication avec les employés. Il va même à mettre de la pression en imposant des délais très courts dans le traitement de multiples grands dossier, confirme notre interlocuteur.

« Nous demandons seulement une garantie que nos droits seront respectés et obtenir une indemnisation respectable » explique le porte-parole des employés. « Avec la conjoncture actuelle du marché du travail, il ne serait pas évident de retrouver un autre poste similaire. Nous avons adressés trois courriers au directeur général pour le confronter à la copie de la lettre adressée à la Banque centrale qu’on a obtenu et avoir un engagement écrit pour garantir nos indemnités. Nous n’avons plus d’autres choix que de faire la grève », conclut-il.

Cette fermeture entre dans la nouvelle vision stratégique du groupe britannique basé à Londres. Entrée en Algérie en 2008, la banque ne compte que 3 agences à travers tout le territoire. Elle a réalisé pas moins de 30 de millions de dollars de bénéfices en 2015 selon la même source. Présente dans 87 pays en 2011, Hong Kong &Shanghai Banking Corporation (HSBC) a supprimé pas moins de 80.000 postes d’emploi à travers le monde.

 

Farid Mellouk