L’Algérie a fait l’acquisition d’un système de cyber-surveillance auprès du groupe britannique BAE Systems. Ce système permet d’intercepter les correspondances électroniques et de localiser des personnes sur la base de données cellulaires.

Une enquête menée conjointement par la BBC et le journal danois Dagbladet a révélé que le groupe britannique BAE Systems, leader mondial dans le domaine des technologies de défense, notamment après l’absorption du développeur danois ETI, a délivré des outils de cyber-surveillance à plusieurs Etats du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dont l’Algérie.

Cette technologie permet, selon un ancien employé de l’ETI, «d’intercepter tout trafic Internet, localiser des personnes sur la base des données cellulaires et les tracer en temps réel».  Ce système d’espionnage et de «décryptage», explique-t-il, est «très avancé en matière de reconnaissance vocale».

Toujours selon la même source, cette technologie représente «un outil puissant» pouvant être utilisés pour «espionner des millions de personnes et contrecarrer toute velléité de dissidence».

L’enquête a également révélé que  le premier pays de la région nord-africaine à avoir acquis ce système baptisé «Evident» auprès du développeur danois était la Tunisie sous l’ère de Benali. Après avoir racheté ETI pour 137 millions d’euros en 2011, BAE Systems, a commencé à vendre sa technologie d’espionnage de masse à d’autres «Etats répressifs» dont l’Algérie, le Maroc, l’Arabie saoudite et le Qatar.

Massi M.

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