Première conséquence des augmentations décidées sur les prix des carburants, les transporteurs de voyageurs –et même de marchandises- ont déjà décidé d’augmenter les prix de leurs prestations d’au moins 30%. Certains affirment qu’ils pourraient atteindre les 50%.

Selon Mohamed Bellal, président de la Fédération nationale des transporteurs, les propriétaires des bus et taxis seront dans «l’obligation d’augmenter les prix», suite aux augmentations décidées dans la Loi de finances sur les prix des carburants. «Nous n’avons pas d’autres choix», a également ajouté Mohamed Bellal. L’homme justifie également cette augmentation par la nécessité d’entretenir les véhicules.

Le secrétaire général de la Fédération nationale des transporteurs par taxis, Aziouz Bouekrrou, a de son coté confirmé l’intention des adhérents de son association d’augmenter, eux aussi, les prix de leurs prestations. Il a également justifié cette décision par l’augmentation des prix des carburants.

Il a, en outre, rappelé que l’Etat a promis de soutenir l’installation des kits GPL (Gaz propane liquéfié) sur les taxis. «Rien n’a été fait», a-t-il affirmé dépité. L’utilisation du GPL est beaucoup moins chère pour les propriétaires des taxis. Mais l’installation des équipements coûte entre 50 000 et 60 000 DA. Des frais que les propriétaires de taxis ne semblent pas pouvoir supporter.

Le fret risque également de connaitre une forte augmentation, ce qui se répercutera sur les prix des marchandises. Une autre attaque en règle contre le pouvoir d’achat des citoyens dont les salaires restent figés.

Rania Aghiles