Les plaques religieuses installées sur plusieurs routes à Msila ont été arrachées par les autorités locales. L’information, qui a fait le tour de la toile, commence à faire déjà polémique sur les réseaux sociaux. Si certains se sont insurgés contre l’«attitude» des responsables de cette wilaya envers des inscriptions «qui ne gênent nullement personne», d’autres par contre se sont félicités de l’arrachage de ces panneaux «qui n’ont rien à faire sur la voie publique». C’est des associations locales qui avaient pris l’initiative d’afficher des «formules» religieuses un peu partout dans la ville. A cet effet, des panneaux ont été érigés en bordure des routes, comme des panneaux de signalisation routière, alors que d’autres ont été placés sur des clôtures d’immeubles au centre ville. Les autorités locales ont estimés que l’affichage s’est fait sans autorisation, ce qui est contraire à la loi. Cette «initiative» est intervenue à un moment où, au niveau de plusieurs wilayas du pays, des jeunes ont empêchés la tenue de concerts musicaux. Si beaucoup d’entre eux expriment des revendications socio-économiques (les budgets consacrés à la musique peuvent-être, d’après eux, orientés vers d’autres projets), le fait qu’ils organisent à chaque fois une prière collective à côté de la salle qui allait abriter l’événement en question, laisse planer des doutes sur leurs véritables motivations. Pour plus d’un, c’est l’islamisme radical qui passe à l’offensif. Et cette affaire de panneaux religieux de Msila rentre dans ce cadre-là.

Elyas Nour