Le terrorisme a encore frappé en Kabylie. Un autre coup, un coup de trop, faisant de cette région une exception, une «tache» dans l’espace Algérie débarrassé pourtant de la vermine terroriste depuis déjà plus d’une décennie. Le discours sur le retour de la paix devient caduc lorsque l’on constate que des Algériens continuent de tomber sous les balles des terroristes.

Où est donc cette paix tant chantée qui, pour les Algériens de Kabylie, n’a aucun sens et aucune réalité ? Il est indécent de voir que des Algériens sont assassinés aux portes d’Alger et que l’on continue de dire que le terrorisme a été vaincu ou que les Algériens sont satisfaits du retour de la paix. S’il est heureux de constater que le reste du pays soit sain et sauf, force est de souligner que ce reste ne saurait vivre en paix alors qu’une partie de lui souffre encore de ce mal.

Cette interrogation est légitime : pourquoi la Kabylie demeure-t-elle sujette à ces attaques malgré le déploiement d’un dispositif sécuritaire impressionnant ? Pourquoi cette région est-elle toujours victime d’actes de kidnapping de civils et d’attentats contre des militaires, alors que le monde «reconnaît une expertise» algérienne dans la lutte contre le terrorisme ? L’excuse de la densité des maquis kabyles peut-elle encore justifier cette incapacité à venir à bout du terrorisme dans cette région ? Il y a de quoi en douter, puisque la Kabylie jouit d’une géographie qui n’est pas éloignée de celle des montagnes de Jijel ou Chréa ou encore les Babors à Sétif, où le terrorisme n’a plus cours, et, heureusement, depuis des années.

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