Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a établit un rapport accablant sur l’Algérie au sujet de « persécutions » dont seraient victimes des membres de la confrérie Ahmadi.

Il est question, dans ce document auquel devrait répondre les autorités algériennes avant la fin du mois, de poursuites judicaires sans « motifs valables », de procès partiales et de contraintes exercés sur les Ahmadis pour qu’ils renoncent à leurs convictions.

Les rédacteurs de ce rapport, dont le rapporteur spécial relatif aux minorités, celui des libertés religieuses ainsi que celui des arrestations arbitraires, ont mis en exergue la simultanéité et la ressemblance des procédures d’arrestations qu’ont subi les ahmadis entre septembre 2016 et janvier 2017 à travers plusieurs wilayas du pays telles qu’Alger, Skikda, Sétif, Annaba, Msila, Relizane, Khenchela, Sidi Bel Abbes, Batna, Biskra, Laghouat, Illizi, Naama, Constantine et Djelfa, comme l’a rapporté le quotidien « El Khabar » ce jeudi.

Tous ceci pour dire que ces arrestations ne sont nullement le fait du hasard. Dans la quasi-totalité des cas, ces Ahmadis ont été poursuivis pour « appartenance à une organisation non autorisée et collecte d’argent sans autorisation ».

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a évoqué dans ce sens le cas de six Ahmadis, arrêtés par la Gendarmerie à Tiaret en 2016 et emmenés de force vers un imam pour les « convertir ».

Il est question aussi, selon le même rapport, d' »arrestations » sans mandat judiciaire. Les rédacteurs de ce document ont dénoncés, par ailleurs, les « appels à la haine » exprimés par « certains représentants du gouvernement et des médias ».

En dernier lieu, il est utile de rappeler que le ministre des Affaires Religieuses, Mohamed Aissa, s’est attaqué à maintes reprises à la confrérie des Ahmadis. Celui-ci avait indiqué, début avril dernier, qu’un ambassadeur algérien à l’étranger avait établit un rapport dans lequel il avait certifié que les Ahmadis avaient planifié d’impliquer l’Algérie dans le « printemps arabe ». C’est sur cette base-là, a-t-il dit, que cette confrérie avait été « chassée » de l’Algérie.

Elyas Nour

Atteintes aux libertés / L’ONU épingle  l’Algérie au sujet des Ahmadis
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