Barack Obama a sommé vendredi Mouammar Kadhafi de respecter les exigences des Nations unies concernant un cessez-le-feu, sous peine d’actions militaires.

« Toutes les attaques visant tous les civils doivent stopper », a déclaré le président américain dans une allocution prononcée à la Maison blanche au lendemain du vote par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une résolution autorisant l’usage de la force contre le n°1 libyen.

Pour Barack Obama, le colonel Mouammar Kadhafi doit arrêter la marche de ses troupes sur Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et bastion de l’insurrection.

L’orateur a expliqué que le vote du texte à l’Onu visait principalement à protéger les ressortissants libyens de ce qu’il a appelé la campagne de répression lancée (par Mouammar Kadhafi) contre son propre peuple.

Et il a souligné que le rôle des Américains serait limité.

« Les Etats-Unis ne vont pas déployer de troupes au sol en Libye et nous n’allons pas user de la force pour aller au-delà d’un objectif bien défini, à savoir la protection des populations civiles libyennes ».

Il a dit que le Guide libyen avait été prévenu suffisamment à l’avance de ne pas attaquer son peuple, mais il a ignoré les demandes de la communauté internationale.

Sans intervention, il y a toutes les raisons de croire que Mouammar Kadhafi aurait commis des atrocités qui auraient probablement entraîné des milliers de morts, a-t-il poursuivi.

« Les Etats-Unis ne souhaitaient pas cette issue. Nos décisions ont été motivées par le refus de Kadhafi de respecter les droits de son peuple et par la menace de mort pesant sur de nombreux civils innocents ».

Barack Obama a annoncé que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton se rendrait à Paris pour assister au sommet tripartite Union européenne-Ligue arabe-Union africaine prévu (demain) samedi pour débattre des suites à donner au vote du Conseil de sécurité.

Reuters