Comme chaque année, les prix des viandes blanches, le poulet notamment, ont commencé à flamber à l’approche du mois du Ramadhan.

Les prix du kg de poulet peut atteindre les 350 DA

Sur les marchés de détails, les prix avoisinent les 350 dinars le kg de poulet frais, voire plus selon les régions. Des commerçants nous indiquent, que contrairement à ce que l’on croit, eux aussi sont «pénalisés» par cette hausse vertigineuse.

«Le prix de gros avoisine les 330 dinars le kilo de viande blanche. Nous subissons de lourdes pertes à cause des prix appliqués par les producteurs et les grossistes puisque les consommateurs moyens ont souvent tendance à bouder le produits et se rabattent sur la viande surgelée», avoue un commerçant.

Pour plusieurs observateurs, les prix du poulet suivront également une tendance haussière durant la première semaine du Ramadhan pour se stabiliser après. La barre symbolique des 400 dinars le kilo de poulet pourrait être franchie et ce, malgré les efforts du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MADR).

Se prémunir contre la spéculation

Le Directeur du développement et de la régulation des produits agricoles au sein du MADR indique, à ce sujet, qu’un stock de plus de 10.000 tonnes de poulet surgelé sera mise sur le marché national afin de casser les prix et de réguler l’offre par rapport à la demande.

Ce même responsable n’hésite pas à pointer du doigt les spéculateurs accusés, selon lui, d’être à l’origine de la crise et de provoquer un déséquilibre sur le marché en stockant d’importantes quantités de poulet afin de les revendre durant le mois sacré à des prix exorbitants.

Les poulets mis sur le marché sont ceux élevés par l’ONAB, un organisme public, en partenariat avec des éleveurs avicoles du secteur privé selon la formule dite du partenariat triangulaire et dont le prix est fixé à 250 dinars le kg, quelque soit, la tendance du marché avicole.

Bien que considéré comme un outil de régulation important par le MADR, le dispositif de l’ONAB n’a que peu d’effet sur le marché national à cause de la faiblesse de son réseau de commercialisation qui n’arrive pas à couvrir les wilayas de l’intérieur.

Néanmoins, il a déjà été prouvé par le passé qu’à chaque fois que l’ONAB avait mis sur le marché d’importantes quantités de viandes blanches, fruit de sa production, les prix ont tendance à baisser.

Le consommateur moyen n’en demande pas plus.

Hicham A.

A retenir

 – Le kg de poulet frais peut atteindre les 305 dinars

– 10 000 de poulet surgelé sont stockés par le gouvernement en prévision du Ramadan

– L’ONAB a mis en place en place un partenariat avec les éleveurs, qui permet de ne pas dépasser la barre des 250 DA

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